Vous venez de trouver un appartement à Madrid, Valence ou Barcelone. Le propriétaire vous tend les clés, vous signe le contrat, et vous attendez la suite logique : l’état des lieux. Sauf que, bien souvent, rien ne se passe. Pas de formulaire, pas de visite pièce par pièce, parfois juste un « tout est en bon état » lancé en souriant.
Si vous avez déjà loué en France, cette situation a de quoi surprendre. Beaucoup de Français découvrent la différence au pire moment : le jour du départ, quand le propriétaire annonce qu’il garde une partie de la fianza. On se dit alors qu’on aurait dû prendre des photos. On se souvient de la rayure sur le parquet, mais impossible de prouver qu’elle était déjà là.
La bonne nouvelle, c’est que tout cela s’anticipe très bien. Et la situation évolue : une réforme publiée au Boletín Oficial del Estado (BOE) le 7 octobre 2026 rend obligatoire un document écrit à la fin du bail, à partir du 8 octobre 2026. Dans ce guide, vous allez voir comment fonctionne vraiment l’état des lieux en Espagne, ce qui change, et surtout comment vous protéger concrètement, de l’entrée jusqu’au remboursement de votre dépôt.

Table des matières
Existe-t-il vraiment un état des lieux en Espagne ?
Oui, mais pas sous la forme que vous connaissez. Il faut éviter de plaquer le modèle français sur la réalité espagnole.
Le modèle français : deux documents comparés
En France, l’état des lieux d’entrée et de sortie est très encadré. Les deux documents suivent la même trame. On les compare pour savoir ce qui a changé pendant la location. Toute la logique repose sur cette comparaison.
Le vocabulaire espagnol à connaître
En Espagne, vous ne trouverez pas un terme unique. Selon l’agence ou le propriétaire, on parlera d’inventario, d’estado de la vivienda, de documento de entrega de llaves ou de documento de finalización del arrendamiento. Retenez ces mots : ce sont eux que vous devrez demander, en espagnol, au moment de signer ou de partir.
Ce que dit le Code civil espagnol
Pour une location d’habitation classique, la loi n’impose pas d’état des lieux en Espagne à l’entrée sur le modèle français. Le Código Civil contient pourtant deux règles essentielles. L’article 1561 prévoit que le locataire doit rendre le logement tel qu’il l’a reçu, sauf ce qui s’est dégradé avec le temps. L’article 1562 va plus loin : sans description écrite à l’entrée, le locataire est présumé avoir reçu le logement en bon état, sauf preuve contraire.
Concrètement, sans état des lieux en Espagne à l’entrée, c’est un piège pour vous. Imaginons qu’un placard de la cuisine ait déjà une porte qui pend. Si rien n’est écrit, la loi part du principe que tout fonctionnait à votre arrivée. C’est donc à vous de prouver le contraire. Voilà pourquoi l’entrée se prépare avec autant de soin que la sortie.
État des lieux en Espagne : ce qui change avec la réforme d’octobre 2026
Un document de fin de location obligatoire
La réforme publiée au BOE le 7 octobre 2026 entre en vigueur le 8 octobre 2026. Elle ajoute un paragraphe 7 à l’article 36 de la Ley de Arrendamientos Urbanos (LAU). À la fin du bail, les parties doivent constater par écrit l’état du logement au moment de la restitution. Ce document de fin de location doit être signé par les deux parties.
Une présomption qui protège le locataire
Le texte ajoute une règle très importante. Si le document n’est pas signé, ou s’il ne mentionne aucun dégât, le logement est présumé rendu en bon état de conservation, sauf preuve contraire.
Prenons un cas simple. Vous rendez les clés le 15 novembre et le document signé ne mentionne aucun dommage. Trois semaines plus tard, le propriétaire vous réclame 300 € pour un mur abîmé. Il devra alors prouver que ce dommage existait au moment de votre départ et qu’il vous est imputable. Votre position est nettement plus solide qu’avant.
Ce que la réforme ne change pas
Pour l’état des lieux en Espagne, la réforme vise la sortie, pas l’entrée. L’Espagne n’adopte donc pas le système français à l’identique. Pour savoir si un dégât est apparu pendant votre location, il faudra toujours comparer avec l’état initial. Sans preuve de cet état initial, le document de sortie perd une bonne partie de son intérêt.
État des lieux en Espagne ou en France : la vraie différence
En France, le schéma est simple : entrée, occupation, sortie, puis comparaison. En Espagne, tout repose davantage sur l’ensemble des preuves disponibles. Le contrat, l’inventaire, les photos, les e-mails et les messages comptent tous.
Voici un exemple concret. Vous louez un deux-pièces à Madrid, dans le quartier de Chamberí. À votre arrivée, le parquet du salon a déjà plusieurs rayures. Un mur de la chambre a des traces de scotch. La porte du four ferme mal. Si vous ne gardez aucune trace, ces défauts risquent de vous être facturés au départ. Si vous avez un inventaire signé, des photos datées et un e-mail envoyé au propriétaire le jour même, le débat est clos d’avance.
C’est pour cela qu’un bon état des lieux en Espagne doit être pensé comme un système de preuve, et non comme un simple formulaire.

L’état des lieux en Espagne à l’entrée : votre meilleure assurance
Pourquoi le faire même sans obligation
La loi n’impose pas d’état des lieux en Espagne à l’entrée, mais les pouvoirs publics encouragent cette pratique. Par exemple, la Comunidad de Madrid propose via son Plan Alquila la réalisation d’un inventaire et d’un reportage photo du logement. Le but est d’éviter les conflits au moment du départ.
Ce réflexe est encore plus important si le logement est meublé, récemment rénové, bien équipé en électroménager, ou loué avec une fianza élevée. Il l’est aussi pour un bail temporaire, souvent signé vite et sans visite approfondie.
Les informations de base à faire figurer
Votre état des lieux en Espagne doit d’abord identifier clairement la location. Indiquez :
- l’adresse complète, avec l’étage et la porte (par exemple « 3º B ») ;
- la date d’entrée et la date du contrat ;
- le nom du propriétaire et celui de chaque locataire ;
- le nombre de clés remises, y compris badges et télécommandes de garage ;
- les relevés de compteurs ;
- la présence ou non de mobilier.
La règle d’or : décrire précisément
Dans un état des lieux en Espagne, n’écrivez jamais « salon en bon état ». Cette phrase ne prouve rien. Écrivez plutôt : « Mur derrière le canapé avec trois traces noires. Rayure d’environ 40 cm sur le parquet, près de la fenêtre. Store droit fonctionnel. Deux ampoules sur trois fonctionnent. » La différence est énorme en cas de litige.

La cuisine
C’est la pièce la plus sensible, car elle concentre les équipements coûteux. Testez le réfrigérateur, le congélateur, le four, la plaque, la hotte, le lave-vaisselle et le micro-ondes. Vérifiez aussi les robinets, les évacuations, les joints et les plans de travail.
Un bon exemple de description : « Four fonctionnel lors du test à 200 °C. Traces de graisse anciennes sur la vitre intérieure. Plaque vitrocéramique fonctionnelle, rayure légère sur le foyer avant gauche. Joint inférieur du lave-vaisselle décollé sur 5 cm. » Avec ce niveau de détail, personne ne pourra vous facturer un joint neuf dans un an.
La salle de bains
Contrôlez la douche ou la baignoire, le lavabo, les toilettes, les robinets et la ventilation. Regardez attentivement les joints et les angles du plafond. En Espagne, beaucoup d’appartements anciens ont des problèmes d’humidité, surtout en bord de mer.
Une petite tache noire photographiée le jour de l’entrée peut tout changer. Si elle s’étend pendant l’hiver, vous prouverez qu’elle existait avant vous. Vous montrerez aussi qu’il s’agit probablement d’un défaut du logement, pas d’un manque d’aération de votre part.

Les chambres
Vérifiez les murs, les sols, les fenêtres, les persianas (volets roulants très courants en Espagne) et les placards. Notez l’état du matelas s’il est fourni. Photographiez les trous de chevilles déjà présents. Un propriétaire pourrait sinon vous reprocher d’avoir percé les murs sans autorisation.
Le cas des locations meublées
Dans un meublé, le nombre de points de litige explose. L’état des lieux en Espagne doit alors être encore plus détaillé. Meubles, électroménager, vaisselle, rideaux, luminaires, ustensiles : tout peut faire l’objet d’une discussion. L’inventario devient alors indispensable.
Voici à quoi doit ressembler une bonne ligne d’inventaire :
- Canapé : tissu gris, tache de 3 cm sur l’accoudoir droit.
- Table : quatre chaises, rayure profonde sur le bord gauche.
- Télévision : écran fonctionnel, télécommande fournie.
- Lave-linge : fonctionnement vérifié, rayure sur le panneau avant.
- Vaisselle : 6 assiettes plates, 6 verres, 4 tasses dont une ébréchée.
Prenez un cas fréquent à Barcelone. L’inventaire indique six verres à l’entrée. Il en reste cinq au départ. Avec l’inventaire, la discussion dure trente secondes et porte sur quelques euros. Sans inventaire, le propriétaire peut affirmer que la cuisine était « entièrement équipée » et réclamer bien plus.
En colocation, la vigilance doit être encore plus grande. En Espagne, chaque colocataire loue souvent sa propre chambre, avec son propre contrat. Faites alors préciser l’état de votre chambre et celui des parties communes, comme la cuisine et le salon. Sinon, vous risquez de payer la vaisselle cassée d’un autre. Pour connaître les autres pièges à éviter, consultez notre guide sur la colocation en Espagne quand on est français.

Les compteurs
Notez les relevés d’électricité, d’eau et de gaz dès votre arrivée. Photographiez chaque compteur avec la date visible si possible. Imaginons que le propriétaire vous transmette une facture d’eau couvrant deux mois avant votre entrée. Avec votre relevé daté, vous ne payez que votre propre consommation.

Photos et vidéos : des preuves solides pour votre état des lieux en Espagne
Les photos sont l’un des meilleurs réflexes pour un état des lieux en Espagne. Prenez-les le jour de l’entrée, avant d’installer vos affaires. Photographiez chaque pièce, puis les sols, les murs, les plafonds, les fenêtres, les meubles et les équipements. Faites des gros plans de chaque défaut. Une vidéo de visite complète, pièce par pièce, est aussi très utile.
Une photo restée sur votre téléphone a cependant peu de poids. Le bon réflexe est de l’envoyer par e-mail au propriétaire ou à l’agence. L’e-mail donne une date certaine et prouve que l’autre partie a été informée.
Un message simple suffit : « Bonjour, voici les photos prises aujourd’hui, 3 février, lors de notre entrée dans le logement. Elles complètent l’inventaire et montrent l’état initial de l’appartement. Merci de nous confirmer leur bonne réception. » Rédigez-le en espagnol si votre interlocuteur ne lit pas le français.
Attention toutefois : les photos seules ne suffisent pas. Elles ne disent pas toujours où elles ont été prises, ni si l’équipement fonctionnait. La combinaison gagnante reste : document écrit + inventaire + photos + échanges écrits.

Avant de signer : visitez vraiment le logement
Avant même la visite, il faut décrocher le logement. Sur un marché tendu comme Madrid ou Barcelone, les refus sont fréquents. Pour mettre toutes les chances de votre côté, découvrez pourquoi un dossier de location est refusé en Espagne et comment le renforcer.
Ne vous fiez pas aux photos de l’annonce. Elles sont souvent prises au grand angle et retouchées. Pendant la visite, testez les fenêtres, les persianas, les robinets, la douche et les toilettes. Allumez la climatisation et le chauffage, même en plein été ou en plein hiver. Ouvrez les placards et regardez les plafonds.
Si vous repérez un défaut, ne vous contentez pas d’un « on va réparer ça ». Demandez qu’il soit écrit. Par exemple : « La fenêtre de la chambre ferme difficilement, la poignée est desserrée. Le propriétaire s’engage à la faire réparer avant le 15 mars. » Si la réparation n’est jamais faite, vous avez une trace. Et personne ne pourra prétendre que vous avez cassé la poignée.
État des lieux en Espagne : les 24 premières heures dans le logement
C’est le moment où vous avez le plus de pouvoir. Bloquez une heure et suivez cet ordre : filmez une visite générale, passez pièce par pièce, photographiez chaque défaut, faites l’inventaire, relevez les compteurs.
Envoyez ensuite un récapitulatif écrit. Par exemple : « Après notre installation, nous avons constaté : une rayure sur le parquet du salon, une petite tache d’humidité derrière le meuble de la salle de bains, une poignée de fenêtre desserrée et une rayure sur la porte du réfrigérateur. Les photos sont jointes. » En quelques minutes, vous venez de créer la base de votre futur état des lieux en Espagne.
Pendant la location : signaler sans attendre
Un dégât qui apparaît en cours de bail doit être signalé tout de suite. L’article 21 de la LAU oblige le locataire à prévenir le propriétaire dans les plus brefs délais des réparations nécessaires. Attendre peut se retourner contre vous si le problème s’aggrave.
Privilégiez toujours l’écrit. Exemple : « Nous avons constaté ce matin une infiltration au plafond de la chambre. Vous trouverez trois photos ci-jointes. Pouvez-vous nous indiquer quand un professionnel pourra passer ? » Si la tache double de taille un mois plus tard, vous prouverez qu’elle avait été signalée.
Retenez aussi la répartition des réparations. Les petites réparations liées à l’usure ordinaire sont à la charge du locataire : un joint de robinet, une ampoule, un flexible de douche. Les réparations nécessaires pour garder le logement habitable relèvent du propriétaire : une chaudière en panne, une fuite dans une canalisation encastrée. Ne lancez jamais une grosse réparation sans accord écrit, sinon vous risquez de ne pas être remboursé.
État des lieux en Espagne à la sortie : ne vous contentez pas de rendre les clés
Préparer la restitution
Traitez votre départ comme une vraie opération de clôture. C’est le moment clé de l’état des lieux en Espagne. Videz complètement le logement et nettoyez-le correctement, y compris le four et le réfrigérateur. Relevez les compteurs et rassemblez toutes les clés. Prenez ensuite une nouvelle série de photos, si possible sous les mêmes angles qu’à l’entrée.
Le jour J, demandez le document de fin de location. Faites-y préciser la date, le nombre de clés rendues, les relevés et l’état de chaque pièce. Lisez-le entièrement avant de signer. Si un dégât est mentionné, vérifiez qu’il est décrit précisément et qu’il n’existait pas à l’entrée. Gardez toujours un exemplaire signé.
Un exemple de litige évité
À l’entrée, la paroi intérieure du four portait déjà une trace de brûlure, photographiée et envoyée par e-mail. Au départ, le propriétaire veut vous facturer 250 € pour « four détérioré ». Vous lui renvoyez l’e-mail d’entrée avec la photo. L’argument du propriétaire ne tient plus.
Si le propriétaire refuse l’état des lieux en Espagne
C’est un scénario fréquent. Vous quittez votre appartement à Valence et le propriétaire répond : « Laissez les clés dans la boîte aux lettres, je passerai plus tard. » Ne laissez pas la situation sans preuve.
Envoyez un message écrit qui indique votre date de départ, l’heure proposée pour la remise des clés, le nombre de clés, l’état du logement et vos photos. Demandez clairement la signature du document de fin de location. S’il refuse, gardez la trace de ce refus. Avec la réforme, un document non signé fait présumer que le logement a été rendu en bon état. Le but n’est pas de créer un conflit. Il s’agit de montrer que vous avez proposé une restitution contradictoire.

La fianza : pourquoi tout se joue sur l’état des lieux en Espagne
Le montant légal
La fianza est le dépôt de garantie espagnol. Pour un logement habituel, la fianza légale correspond à un mois de loyer. Depuis le 8 octobre 2026, les nouveaux contrats de logement temporaire relèvent aussi de ce régime : un mois de loyer, et non plus deux. Les contrats saisonniers signés avant cette date gardent leur ancien régime jusqu’à leur échéance, soit deux mois de loyer selon l’article 36 de la LAU.
Le propriétaire peut aussi demander une garantie supplémentaire. Pour un bail d’habitation habituelle, elle est plafonnée à deux mois de loyer. Pour un nouveau contrat de logement temporaire, elle est limitée à un mois de loyer.
Exemple : pour un loyer de 1 100 € à Madrid, la fianza légale est de 1 100 €. Si l’on vous demande 1 100 € de fianza et 2 200 € de garantie supplémentaire, vous êtes à la limite légale. Au-delà, la demande est excessive.
Pour un logement temporaire au même loyer, signé après le 8 octobre 2026, le calcul change. On peut vous demander au maximum 1 100 € de fianza et 1 100 € de garantie supplémentaire, soit 2 200 € en tout.
Le dépôt auprès de la région
Dans plusieurs communautés autonomes, le propriétaire doit déposer la fianza auprès d’un organisme public. C’est le cas à Madrid, où le dépôt se fait auprès de l’Agencia de Vivienda Social de la Comunidad de Madrid. Le propriétaire dispose de 30 jours ouvrables après la signature du contrat pour le faire. En Catalogne, c’est l’INCASÒL qui s’en charge. Demandez au propriétaire le justificatif de dépôt : c’est un bon indicateur de son sérieux.
Usure normale ou dégradation ?
Le propriétaire peut retenir sur la fianza les sommes réellement dues, comme des réparations de dégâts causés par le locataire. En revanche, l’usure normale ne doit pas vous être facturée.
Quelques exemples pour y voir clair. Une peinture légèrement ternie après quatre ans, c’est de l’usure. Un mur couvert de dessins d’enfant au feutre, c’est une dégradation. Une poignée de porte qui casse après des années d’usage normal, c’est de l’usure. Une porte enfoncée après un choc, c’est une dégradation. Plus la location a été longue, plus l’usure est naturelle.
Le délai de restitution
La LAU prévoit qu’au-delà d’un mois après la remise des clés, le solde de la fianza non restitué produit l’intérêt légal. La Comunidad de Madrid rappelle aussi ce délai d’un mois. Si vous rendez les clés le 30 juin, le propriétaire doit donc vous rembourser au plus tard autour du 30 juillet.
Contester une retenue
Ne vous contentez jamais d’un « je garde 400 € pour les réparations ». Exigez des réponses écrites et précises : quel dommage, à quel endroit, avec quel devis ou quelle facture ?
Voici un exemple chiffré. Votre fianza est de 1 200 €. Le propriétaire veut garder 500 € pour repeindre tout l’appartement. Demandez quelle pièce nécessite vraiment une remise en peinture. Si seul un mur de la chambre est abîmé, la retenue doit correspondre à ce mur, pas à tout le logement. Et si vous êtes resté cinq ans, une peinture fatiguée relève simplement de l’usure.
En cas de blocage, la Comunidad de Madrid propose via le Plan Alquila des services d’inventaire, de conseil juridique et de médiation. Pour un litige de faible montant, la procédure judiciaire espagnole dite « monitorio » permet aussi de réclamer une somme sans avocat.

État des lieux en Espagne : les erreurs qui coûtent cher
La plupart des litiges viennent des mêmes oublis. Les voici, du plus fréquent au plus coûteux :
- ne prendre aucune photo à l’entrée ;
- croire que l’agence garde toutes les preuves pour vous ;
- signer un document sans le lire, surtout en espagnol ;
- rendre les clés sans preuve de restitution ;
- attendre des semaines avant de signaler un défaut ;
- confondre usure normale et dégradation ;
- accepter une retenue sans demander de justificatif ;
- supprimer ses e-mails après le départ ;
- louer un meublé sans inventaire détaillé ;
- se contenter d’un accord oral avec le propriétaire.
Si vous louez via une agence
Avec une agence, l’état des lieux en Espagne suit le même principe. L’agence agit pour le compte du propriétaire. Conservez tous vos échanges avec elle et demandez qui signera les documents d’entrée et de sortie. Si un agent réalise la visite, faites indiquer son nom et sa fonction. Et ne partez jamais du principe que « l’agence a les photos ». Gardez toujours votre propre dossier.
Photographier, écrire, faire signer : la méthode qui protège
L’état des lieux en Espagne n’est pas une copie du modèle français. Pendant longtemps, tout reposait sur le contrat, l’inventaire et les preuves que chacun avait pris soin de garder. Depuis le 8 octobre 2026, la sortie est mieux encadrée, avec un document écrit et signé obligatoire. L’entrée, elle, reste entre vos mains.
La méthode tient en quatre verbes : photographier, écrire, faire signer, conserver. Faites-le à l’entrée, pendant la location et au départ. Gardez votre dossier complet au moins jusqu’au remboursement intégral de la fianza : contrat, inventaire, photos, vidéos, e-mails, justificatifs de paiement et preuve de remise des clés.
Un appartement peut sembler parfait lors d’une visite de dix minutes. Ce sont pourtant les petits détails qui comptent plusieurs mois plus tard : une rayure, une tache, une poignée cassée. Un bon état des lieux ne crée pas de méfiance entre propriétaire et locataire. Il évite simplement que chacun se souvienne différemment de la même situation.
FAQ sur l’état des lieux en Espagne
1. L’état des lieux en Espagne est-il obligatoire à l’entrée ?
Non, il n’existe pas d’obligation générale comparable au modèle français. Il est pourtant vivement conseillé. Sans description écrite, le Code civil présume que vous avez reçu le logement en bon état. Un inventaire précis et des photos envoyées par e-mail vous protègent.
2. L’état des lieux en Espagne est-il désormais obligatoire à la sortie ?
Oui. Depuis le 8 octobre 2026, l’article 36 de la LAU impose un document écrit constatant l’état du logement lors de la restitution. Il doit être signé par le propriétaire et le locataire.
3. Que faire si le propriétaire refuse de signer ?
Envoyez un message écrit avec la date de départ, le nombre de clés rendues, l’état du logement et vos photos. Gardez la trace de son refus. Sans document signé, le logement est présumé rendu en bon état, sauf preuve contraire.
4. Le propriétaire peut-il garder la fianza pour des dégâts ?
Oui, mais seulement pour des dégâts réellement causés par le locataire, et non pour l’usure normale. Demandez toujours un devis ou une facture. Au-delà d’un mois après la remise des clés, le solde non restitué produit des intérêts légaux.
5. Quelle est la meilleure protection pour un locataire ?
Combinez un document écrit, un inventaire détaillé, des photos datées envoyées par e-mail, des échanges écrits et une preuve de remise des clés. Le jour du départ, soignez particulièrement le document de fin de location exigé depuis la réforme d’octobre 2026.

INOV Expat : qui sommes-nous ?
INOV Expat est un cabinet de courtage en assurances, spécialiste des expatriés.
Depuis plus de 20 ans, INOV Expat permet aux expatriés francophones en Espagne et au Portugal de confier la gestion de leurs assurances à des professionnels multilingues : nous offrons des propositions d’assurances très compétitives et nous garantissons toujours la défense de vos droits.
Demandez vos devis en ligne gratuitement : auto, santé, habitation, entreprise, voyages, autres. Consultez notre site internet : www.inovexpat.com ou contactez-nous au +34 93 238 87 42, sur WhatsApp au +34 627 627 880 ou par mail à welcome@inovexpat.com.
Si vous voulez accéder aux médecins et spécialistes sans avoir à faire face aux listes d’attente et en pouvant choisir. N’hésitez pas à consulter notre guide santé en Espagne et à nous demander un devis d’assurance santé adapté :