Si vous êtes déjà monté à Montserrat un samedi de printemps, vous connaissez la scène : le funiculaire pris d’assaut, les selfies devant le monastère, la file pour le moindre point de vue. C’est beau, mais ce n’est plus vraiment de la nature. Et pourtant, à peine le temps d’un trajet de train de banlieue, la Catalogne cache des massifs sauvages où vous avez de bonnes chances de croiser davantage de faune que de groupes de touristes. C’est presque frustrant : la plupart des voyageurs repartent de Barcelone sans savoir que les meilleures randonnées autour de Barcelone commencent parfois au bout de la ligne de Rodalies.
Ce guide est pensé pour changer ça. On y parle des massifs méconnus qui entourent la ville, de sentiers où l’on marche des heures avec de bonnes chances de profiter de portions de sentier très calmes, de forêts de brume et de déserts de calcaire face à la mer. Surtout, on vous explique concrètement comment y aller, souvent sans voiture, avec les bons points de départ et les astuces qui font la différence entre une belle journée et une galère. L’idée n’est pas de collectionner les sommets, mais de retrouver ce sentiment devenu rare autour d’une grande ville : celui d’être vraiment seul dans la nature.

Table des matières
Pourquoi quitter Montserrat pour l’arrière-pays catalan
Barcelone a la chance folle d’être cernée par une double barrière de montagnes, la cordillère littorale juste derrière la ville et la cordillère pré-littorale un cran plus loin. Entre les deux, une mosaïque de parcs naturels gérés par le réseau des parcs naturels de la Diputació de Barcelona, chacun avec son caractère, son climat, sa végétation. On passe d’une ambiance à l’autre en changeant simplement de vallée. C’est dans ces paysages que se trouvent certaines des plus belles randonnées autour de Barcelone, loin des itinéraires les plus fréquentés.
Le secret que peu de visiteurs saisissent, c’est que Montserrat concentre presque toute la foule pendant que certains massifs voisins restent étonnamment calmes, surtout en dehors des itinéraires les plus connus. La montagne aux doigts de pierre est unique, personne ne dira le contraire. Mais quand un randonneur local veut souffler, il file plutôt vers un versant boisé où il sait qu’il aura le sentier pour lui. C’est exactement cette carte-là que vous allez apprendre à jouer.
Vous n’avez jamais randonné ? Commencez par là
Pas besoin d’être un montagnard aguerri pour profiter de tout ça. Si c’est votre toute première sortie, visez le plus simple d’abord. La Collserola, juste derrière la ville, est idéale pour se faire les jambes sur un chemin quasi plat, sans engagement ni logistique. Le versant côtier du Garraf au départ de Sitges est l’autre valeur sûre, avec la mer pour horizon et un retour en train facile si la fatigue arrive.
Quand vous vous sentez à l’aise, montez d’un cran vers le Montcau à Sant Llorenç, un sommet arrondi dont l’ascension reste relativement accessible sur l’itinéraire classique, ou les hêtraies de Santa Fe au Montseny, où l’on marche longtemps mais sans difficulté technique. Gardez les longues ascensions vers la Mola, le Turó de l’Home ou le Matagalls pour le jour où marcher plusieurs heures ne vous fait plus peur. Chaque massif ci-dessous précise son niveau, sa durée et pour qui il est taillé, histoire de choisir sans se tromper.

Sant Llorenç del Munt i l’Obac, le Montserrat secret
C’est sans doute la plus belle surprise à portée de Barcelone. Le massif de Sant Llorenç del Munt i l’Obac dresse des falaises et des monolithes de conglomérat rougeâtre qui évoquent immédiatement Montserrat, en beaucoup plus calme. La roche a été sculptée par l’érosion en formes rondes et massives, percée d’un nombre impressionnant de grottes et de gouffres qui en font un terrain de jeu réputé chez les spéléologues.
L’ascension de la Mola et son monastère perché
Le clou du massif, c’est la Mola, le point culminant, couronné par un monastère roman posé littéralement sur le sommet. Le sommet abrite le monastère roman de Sant Llorenç del Munt, qui constitue l’un des grands points d’intérêt de l’ascension. Une fois en haut, le panorama sur le massif et la plaine récompense largement l’effort. On croise là des familles de Terrassa qui montent le dimanche comme d’autres vont au marché, et cette ambiance de rituel local vaut à elle seule le déplacement.
L’itinéraire le plus courant part du col d’Estenalles, où se trouve un centre d’information très utile pour récupérer une carte et vérifier l’état des chemins. De là, un sentier bien balisé grimpe régulièrement vers le sommet à travers pins et chênes verts. Ceux qui veulent une sortie plus douce visent plutôt le Montcau voisin, une bosse arrondie idéale en famille, avec un panorama qui embrasse tout le massif. Et pour les amateurs de villages, la boucle autour de Mura, un hameau de pierre blotti dans la forêt, offre une marche ombragée le long d’un ruisseau, parfaite quand la chaleur cogne.
Comment s’y rendre et les bons plans
La voiture reste pratique, mais le massif est également accessible en transports en commun le week-end. Rejoignez Terrassa en FGC depuis Plaça Catalunya ou en Rodalies R4. Les samedis, dimanches et jours fériés, la ligne M11 du Bus Parc relie ensuite Terrassa au coll d’Estenalles, puis Mura et Talamanca. Pensez simplement à vérifier les horaires avant votre départ.
Plusieurs bons plans font gagner du temps. Partez tôt, car le parking du col se remplit vite le week-end et vous voulez éviter de tourner en rond. Prévoyez de l’eau en quantité, l’ombre se raréfie près des sommets et la roche renvoie la chaleur. Enfin, une astuce de locaux : stationner plus bas et monter à pied transforme la sortie en vraie randonnée plutôt qu’en simple promenade de sommet, et l’ambiance forestière du bas vaut largement le détour.
Le repère pour un débutant : l’ascension du Montcau reste relativement accessible sur l’itinéraire classique, avec un effort modéré et se boucle en une courte demi-journée, parfait en famille. La montée à la Mola est modérée et demande une bonne demi-journée, avec quelques passages qui grimpent sec mais rien de technique. Le terrain mêle sentiers en terre et dalles de roche, donc préférez de vraies chaussures de marche à des baskets lisses. C’est un massif accueillant, à condition de ne pas viser le sommet en plein cœur de l’été.

Le Montseny, la montagne aux forêts de brume
Changement total de décor. Le Montseny est le massif le plus élevé de la cordillère pré-littorale catalane, avec le Turó de l’Home à 1 706 m., classé réserve de biosphère, et c’est une véritable île climatique. On y grimpe assez haut pour retrouver des ambiances d’Europe centrale, avec des hêtraies et des sapinières enveloppées de brouillard, une atmosphère qui n’a plus rien de méditerranéen. Marcher dans les hêtres de Santa Fe un matin de brume, c’est basculer dans un autre monde à une poignée de kilomètres de la Méditerranée. Pour les amateurs de randonnées autour de Barcelone, le Montseny offre ainsi un dépaysement total sans avoir à s’éloigner trop de la ville.
Matagalls, Turó de l’Home et les hêtraies de Santa Fe
Trois grands sommets structurent le massif. Le Turó de l’Home, le plus élevé (1 706 m), se gravit souvent en boucle depuis Santa Fe, en suivant un sentier balisé qui traverse d’abord la hêtraie puis la sapinière avant de déboucher sur une crête panoramique. Par temps clair, le regard porte jusqu’aux Pyrénées, et les habitués jurent qu’on aperçoit parfois la ligne bleue des Baléares à l’horizon.
Le Matagalls a une place à part dans le cœur des Catalans. C’est un sommet de tradition, but d’une célèbre marche reliant le Montseny à Montserrat, et son ascension depuis le col Formic reste accessible tout en offrant une des plus belles vues du massif. Ceux qui préfèrent l’eau à l’altitude descendent plutôt vers les réservoirs cachés dans la forêt, où un aller-retour tranquille depuis un parking discret suffit à décrocher complètement.
Y accéder sans voiture grâce au Bus Parc
C’est ici que le Montseny devient malin. En prenant la ligne Rodalies R2 Nord (direction Maçanet-Massanes) jusqu’à Sant Celoni, comptez un peu moins d’une heure depuis Barcelone pour arriver à la porte du massif. De là, le week-end et les jours fériés, un service de navette baptisé Bus Parc grimpe vers le cœur du parc et les points de départ des sentiers, ce qui règle le problème du dernier tronçon souvent impossible à pied.
Le détail qui simplifie tout : il existe un billet combiné train plus bus vendu par la compagnie ferroviaire, pensé exactement pour cette excursion et bien plus économique que d’acheter chaque trajet séparément. Quelques réflexes s’imposent quand même. Vérifiez les horaires de la navette avant de partir, car le service régulier du Bus Parc fonctionne les samedis, dimanches et jours fériés et vous ne voulez pas rester bloqué en bas. Habillez-vous plus chaudement que pour le reste de la région, car le Montseny fabrique son propre climat et il peut faire frais en haut alors que la ville étouffe. Et si le brouillard s’installe, gardez le sentier balisé sous les yeux : la hêtraie est splendide mais elle désoriente vite quand la brume noie les repères.
Le repère pour un débutant : une balade dans les hêtraies de Santa Fe ou vers un réservoir caché reste facile à modérée sur une demi-journée, sans difficulté technique. Viser le sommet du Turó de l’Home ou du Matagalls, c’est une sortie soutenue qui occupe une journée complète et demande déjà un peu d’habitude de la marche. C’est le massif le plus haut et le plus frais, donc emportez une couche chaude même par beau temps, et gardez-le pour un jour où la météo annonce le ciel dégagé, sinon la brume vous privera des panoramas.

Le Garraf, un désert méditerranéen face à la mer
Encore un virage à cent quatre-vingts degrés. Au sud de Barcelone, le massif du Garraf ressemble à un morceau de désert posé au bord de l’eau. Ici, pas de forêt luxuriante mais un paysage karstique de calcaire blanc, des collines arrondies presque lunaires, une garrigue rase qui embaume, et cette lumière sèche typique des étés catalans. Le contraste entre la mer bleue et la pierre pâle est saisissant, et l’on comprend vite pourquoi le Garraf fait partie des randonnées autour de Barcelone à privilégier hors saison.
Les sentiers des miradors depuis Sitges
Le grand classique consiste à partir de Sitges, cette petite ville balnéaire pleine de charme, pour s’enfoncer dans le parc par le sentier des miradors. On grimpe d’abord assez sec, mais la récompense arrive vite : en se retournant, on domine Sitges et toute la baie. Le sentier serpente ensuite vers l’intérieur, croise d’anciennes carrières qui trouent la montagne, et file vers des belvédères d’où le regard plonge sur la Méditerranée.
Une autre option, plus roulante, longe la crête au-dessus du littoral en reliant les gares de la côte : on marche entre criques isolées et falaises maritimes, avec la mer presque en permanence à portée de vue. Les plus curieux poussent jusqu’à des ermitages perdus et des points de vue confidentiels dont même beaucoup de Barcelonais ignorent l’existence. Levez la tête de temps en temps : le Garraf abrite des rapaces majestueux qui planent au-dessus des reliefs.
Accès en train de banlieue, l’itinéraire idéal
C’est l’un des massifs les plus simples à atteindre sans voiture, et c’est un vrai atout. Depuis Barcelone, la ligne Rodalies R2 Sud, la fameuse « ligne du Garraf » file vers le sud et dessert Castelldefels, le petit arrêt de Garraf et Sitges, tous posés à la lisière du parc. On l’attrape à Sants, à Passeig de Gràcia ou à l’Estació de França, et l’on rejoint Sitges en une quarantaine de minutes. En une poignée de stations, vous passez de la ville au sentier, ce qui en fait l’escapade parfaite quand on ne dispose que d’une demi-journée.
Le montage gagnant : descendre à une gare, marcher, et remonter dans le train à une autre. Vous évitez ainsi la boucle et vous transformez la balade en traversée. Attention tout de même, vérifiez les horaires de retour avant de partir : selon l’heure et le jour, l’attente peut être assez longue si vous manquez votre train. Et l’ombre est rare : partez avec beaucoup d’eau, un chapeau, et évitez le plein cœur de l’été où le Garraf devient une fournaise. Au printemps et à l’automne, en revanche, c’est un pur bonheur.
Le repère pour un débutant : les tronçons côtiers depuis Sitges ou entre deux gares du littoral sont faciles à modérés et tiennent dans une matinée ou une demi-journée, avec une seule vraie montée au départ puis un chemin roulant. Le terrain est sec et caillouteux, donc des semelles qui accrochent font la différence dans les descentes. C’est un excellent choix de première randonnée en dehors de l’été, à condition de bien caler l’heure du train retour pour ne pas patienter longtemps sous le soleil.

Montnegre i el Corredor, la vraie solitude et ses dolmens
Si votre quête, c’est le silence absolu, ce massif est fait pour vous. Montnegre i el Corredor offre une immersion forestière rare, avec des sentiers très peu fréquentés qui serpentent dans une végétation dense. C’est le genre d’endroit où l’on n’entend plus que ses propres pas et le vent dans les chênes-lièges, et où l’on finit par oublier qu’une métropole bouillonne à l’horizon. Pour les amateurs de randonnées autour de Barcelone, c’est l’un des meilleurs choix pour rechercher le calme et la sensation d’être seul en pleine nature.
La grande originalité du lieu tient à son passé. On y trouve des dolmens préhistoriques, dont le célèbre Pedra Gentil, une table de pierre dressée depuis des millénaires que les habitants entourent de légendes et de rassemblements aux changements de saison. Croiser un tel monument au détour d’un sentier forestier, sans panneau ni foule, procure un frisson que les sites touristiques ont perdu depuis longtemps. Le versant du Corredor, plus doux, propose quant à lui des balades tranquilles avec la mer en toile de fond.
Côté accès, deux logiques cohabitent. On peut viser le versant côtier en prenant la ligne Rodalies R1, qui longe le Maresme jusqu’à Arenys de Mar ou Canet de Mar, puis attaquer les sentiers qui montent depuis la côte. On peut aussi passer par l’intérieur en rejoignant Sant Celoni, d’où partent plusieurs chemins vers le cœur du massif. Dans les deux cas, prévenez quelqu’un de votre itinéraire : la solitude est le charme du Montnegre, mais elle impose un minimum de prudence, un téléphone chargé et une carte hors ligne.
Le repère pour un débutant : le versant du Corredor propose des balades faciles sur une demi-journée, tandis que grimper dans le Montnegre depuis la côte devient vite modéré à soutenu et remplit une journée. Ce n’est pas un massif technique, mais c’est l’un des secteurs les plus solitaires de cette sélection, donc réservez-le pour quand vous êtes à l’aise avec l’orientation, jamais pour une grande première en solo. Le réseau téléphonique y est capricieux, raison de plus pour partir avec une carte téléchargée et de dire où vous allez.
Collserola, la nature à portée de métro
Impossible de parler d’évasion sans mentionner le poumon vert de Barcelone. Le parc de Collserola commence là où finit la ville, et c’est probablement la sortie la plus sous-estimée du lot. On y accède en quelques minutes depuis le centre, et pourtant on y marche au milieu d’une forêt méditerranéenne où sangliers, lapins et pics verts sont bien plus nombreux que les promeneurs. C’est aussi l’une des randonnées autour de Barcelone les plus faciles à intégrer à une journée en ville.
Le sentier emblématique, c’est la Carretera de les Aigües, un chemin quasi plat qui court à flanc de colline avec la ville et la mer déroulées en contrebas. Au petit matin, coureurs et marcheurs croisent la faune qui sort de la nuit, et le spectacle du soleil qui se lève sur Barcelone y est mémorable. Pour ceux qui veulent un vrai but, une jolie marche mène à la Font de la Budellera, une source nichée dans la verdure, loin de l’agitation du bas.
Le point fort, c’est l’accès. Les FGC (lignes S1/S2 depuis Plaça Catalunya) déposent à Peu del Funicular en une quinzaine de minutes ; de là, le Funicular de Vallvidrera grimpe jusqu’à l’arrêt Carretera de les Aigües, à l’orée du parc, si bien qu’on peut décider d’y aller sur un coup de tête, sans planification. C’est l’option parfaite quand la pluie a chamboulé vos plans en montagne ou quand il ne vous reste qu’une matinée avant l’avion.
Le repère pour un débutant : C’est l’un des terrains les plus accessibles de cette sélection, praticable même en baskets sur la Carretera de les Aigües, et modulable à volonté puisqu’on fait demi-tour quand on veut. Comptez une courte matinée pour une jolie boucle, davantage si vous poussez vers une source ou un point de vue. Aucune logistique, pas de dernier bus à guetter : c’est la première randonnée idéale pour prendre confiance avant de viser plus grand.
Les réflexes qui changent tout avant de partir
Quelques habitudes simples transforment ces sorties. La saison compte énormément : le printemps et l’automne sont rois pour le Garraf et les massifs bas, tandis que le Montseny se savoure aussi en hiver quand la neige poudre les sommets. En été, on privilégie l’altitude et les forêts, on part à l’aube, et on laisse le calcaire du littoral tranquille aux heures brûlantes. Pour préparer chaque parc et vérifier les conditions, le portail du tourisme officiel de Catalogne centralise cartes, activités et infos à jour, un réflexe qui évite les mauvaises surprises.
Sur le terrain, apprenez à lire le balisage : les grands itinéraires de randonnée et les sentiers de petite randonnée sont marqués par des traits de peinture qui vous évitent bien des hésitations, surtout dans les zones où le chemin se perd dans la garrigue. Emportez toujours plus d’eau que prévu, une carte téléchargée hors ligne sur votre téléphone, et de quoi vous couvrir, car le climat catalan passe du chaud au frais dès qu’on prend de la hauteur.
Pour un premier départ, le bon équipement tient en peu de choses. De vraies chaussures de marche qui tiennent la cheville et accrochent sur la roche, un chapeau et de la crème solaire car le soleil catalan ne pardonne pas, une couche chaude légère pour les sommets, et de quoi grignoter en chemin. Chargez votre téléphone à fond, glissez une batterie de secours dans le sac, et gardez à l’esprit que le réseau disparaît vite dès qu’on s’enfonce dans un vallon.
La sécurité, enfin, tient surtout au bon sens. Dites toujours à quelqu’un où vous allez et à quelle heure vous comptez rentrer. Si vous perdez le sentier, le réflexe est de revenir sur vos pas jusqu’au dernier repère plutôt que de couper à travers la végétation. Anticipez le retour autant que l’aller en notant l’heure du dernier train ou de la dernière navette avant même de commencer à marcher, c’est l’erreur classique qui gâche une belle journée. Composez un pique-nique solide plutôt que de compter sur un bar de sommet, souvent fermé ou bondé le week-end.
Gardez en tête que l’automne est aussi la saison de la chasse dans certains massifs boisés, où mieux vaut rester sur les sentiers principaux et se rendre visible. Le week-end, les parkings et les navettes se remplissent tôt, alors le lève-tôt gagne toujours la partie, et il récupère en prime la lumière la plus belle et les sentiers encore déserts.
En période de risque d’incendie, consultez également le niveau du Pla Alfa avant de partir : en cas de risque extrême, certains accès aux espaces naturels peuvent être temporairement restreints.

La checklist du sac avant de partir
Rien de pire que de réaliser en montant dans le train qu’on a oublié l’essentiel. Voici de quoi préparer le sac les yeux fermés, en piochant selon la sortie et la saison.
Pour marcher et boire :
- Chaussures de marche avec une semelle qui accroche, jamais de baskets lisses hors de la Collserola
- Eau en grande quantité, davantage encore au Garraf et en été
- En-cas et pique-nique énergétiques, à ne pas remettre à un bar de sommet incertain
- Chapeau ou casquette et crème solaire, le soleil catalan tape même en demi-saison
- Petit sac à dos confortable qui laisse les mains libres
Pour le climat et le confort :
- Couche chaude légère et coupe-vent, indispensables sur les hauteurs du Montseny
- Vêtements en couches que l’on ôte et remet selon l’altitude
- Lunettes de soleil et un baume à lèvres, précieux par vent sec
- Petite trousse de premiers soins avec pansements anti-ampoules
Pour s’orienter et rester en sécurité :
- Téléphone chargé à fond et batterie de secours, car le réseau lâche vite
- Carte téléchargée hors ligne de l’itinéraire choisi
- Horaires de train et de navette notés à l’avance, aller comme retour
- Itinéraire communiqué à un proche, avec l’heure de retour prévue
- Un peu de liquide pour un café, un bus local ou un imprévu
Les petits plus qui font la différence :
- Bâtons de marche pour épargner les genoux dans les longues descentes
- Lampe frontale si vous partez tôt ou risquez de finir tard
- Sac pour remporter ses déchets, car ces parcs vivent de leur propreté
- Maillot de bain au Garraf, pour finir la traversée par une baignade

Barcelone commence là où finit le bitume
Ce qui rend cette ville si particulière, c’est qu’on peut y prendre un café en terrasse le matin et se retrouver seul face à un monastère de montagne ou un dolmen millénaire l’après-midi. Les massifs qui l’entourent ne sont pas des consolations pour jours de pluie : ce sont des destinations à part entière, chacune avec son âme, sa lumière et son silence. Le voyageur pressé passera à côté sans les voir, occupé à faire la queue là où tout le monde fait la queue.
À vous, désormais, de choisir votre ambiance. Le Sant Llorenç pour ses falaises rouges et son monastère perché, le Montseny pour ses forêts de brume, le Garraf pour son désert face à la mer, le Montnegre pour la solitude et ses pierres anciennes, la Collserola pour l’évasion express. Ces cinq massifs offrent des randonnées autour de Barcelone aux ambiances très différentes, que vous cherchiez une sortie facile, une immersion en pleine forêt ou un itinéraire face à la Méditerranée. La vraie richesse de Barcelone n’est peut-être pas dans ses monuments, mais dans cette montagne qui l’enlace et qui n’attend qu’un billet de train pour vous accueillir.
Le plus beau, c’est que la nature n’est qu’une des mille façons de vivre la ville. Après une journée de marche, on peut prolonger l’aventure côté mer avec une promenade en bateau le long du littoral, histoire d’admirer les massifs que l’on vient de fouler depuis les vagues. Et si votre séjour tombe à la fin de l’été, plongez dans l’effervescence d’un quartier en fête grâce à notre guide de la Festa Major de Gràcia : montagne le matin, ruelles décorées et musique le soir, c’est tout Barcelone résumé en une journée.
FAQ : les randonnées autour de Barcelone
Cette section répond aux questions les plus fréquentes sur les randonnées autour de Barcelone. Que vous soyez de passage pour un week-end, expatrié récemment installé ou marcheur occasionnel qui n’a jamais quitté les sentiers faciles, ces réponses vous aideront à choisir le bon massif, à préparer votre sortie et à profiter pleinement de la montagne catalane.
1. Quelles sont les meilleures randonnées autour de Barcelone ?
Les massifs de Sant Llorenç del Munt i l’Obac, du Montseny, du Garraf, du Montnegre i el Corredor et de la Collserola offrent des paysages très différents. Le choix dépend surtout de votre niveau et de l’expérience recherchée : formations rocheuses, forêts, littoral, solitude ou randonnée facile près de la ville.
2. Peut-on randonner autour de Barcelone sans voiture ?
Oui. Le Garraf est particulièrement facile d’accès en train depuis Barcelone, notamment via Castelldefels, Garraf ou Sitges. Le Montseny est également accessible en train jusqu’à Sant Celoni, puis avec le Bus Parc certains week-ends et jours fériés. La Collserola est quant à elle directement accessible depuis la ville.
3. Quelle randonnée choisir quand on débute ?
La Collserola est la plus simple pour commencer, notamment grâce à la Carretera de les Aigües, un chemin quasiment plat où vous pouvez facilement adapter la distance. Le Montcau, au Sant Llorenç del Munt i l’Obac, et certains itinéraires du Garraf sont également adaptés aux débutants.
4. Quelle randonnée choisir pour profiter de la mer ?
Le Garraf est le meilleur choix pour combiner randonnée et paysages maritimes. Depuis Sitges, les sentiers offrent des vues sur la baie et la Méditerranée, tandis que certains itinéraires longent les falaises et les criques du littoral.
5. Quelle est la meilleure saison pour randonner autour de Barcelone ?
Le printemps et l’automne sont particulièrement agréables pour le Garraf et les massifs de basse altitude. En été, privilégiez les forêts et les secteurs plus élevés, partez tôt et évitez les heures les plus chaudes. Le Montseny peut aussi se découvrir en hiver, notamment lorsque les sommets se couvrent de neige.

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